Dérouler le fil des liens transgénérationnels


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03 Jan

Les chiens ne font pas des chats

Psychogénéalogie : quelques pistes pour débuter  ...


  •    Dessiner son génosociogramme


Un génosociogramme est un arbre généalogique commenté et réalisé, dans un premier temps, de mémoire (c'est à dire sans recherche d'informations et de documents), juste avec ce que l’on sait.  

On y insère toutes les informations qui nous paraissent importantes : traits de caractère, métiers, événements, maladies, causes de décès, relations, dates…

Ce premier travail effectué, il est conseillé d’entreprendre une enquête généalogique systématique sur la famille via des documents officiels (registres, actes, etc.) sur un minimum de quatre à sept générations (si possible).


  •    Repérer  les répétitions et les connexions


Repérez les similitudes et relevez les répétitions en analysant votre arbre généalogique.


Des « fils invisibles » semblent nous relier :

  •    Par les prénoms : aux ascendants et descendants qui portent les mêmes prénoms que nous. 

           (Lien particulier avec le parrain et la marraine, dont nous portons aussi souvent les prénoms).

  •    Par la date de naissance : aux événements (naissances, décès, mariages) ayant eu lieu à la même date.

  •    Par  la place dans la fratrie : à tous les ascendants et descendants situés à la même place que nous.  

          Chaque position correspond à un programme précis qui se répète tous les trois numéros :


123
456
789
101112

                   

            
La transmission de la mémoire familiale inclut tout le monde, y compris les enfants qui n'ont pas vu le jour  (fausses-couches, avortements ...). 
Occuper, sans le savoir, une place qui n'est pas réellement la sienne, c'est comme avoir « le mauvais numéro ». 
Il est important de remettre chacun à sa juste place.
        



  •    Identifier les croyances familiales


Il s’agit ici de repérer celles qui fondent la culture de chaque famille et qui se transmettent dans son patrimoine émotionnel. Cet examen permet de mettre au jour les messages légués et intégrés.


  • Essayez de lister les règles (explicites ou implicites),  les phrases toutes faites ou les proverbes que  vous entendiez souvent ... les lois de la famille, en quelque sorte.
  • Reprenez-les ensuite, une par une, et observez vos émotions : colère, tristesse, sentiment de sécurité, etc.
  • Quelles sont celles que vous avez adoptées sans les remettre en question ?


  • Déterminer les types émotionnels de  la  famille


La psychogénéalogie a mis en lumière une relation entre certaines émotions et des événements familiaux, qui se répètent ou dont les effets se transmettent de génération en génération. Il en résulte diverses typologies familiales : familles de colériques, d’anxieux, de dépressifs, d’insatisfaits, de victimes…


C’est ainsi que l’on peut constater que :


La tristesse est très souvent le fruit de deuils non terminés ou de séparations douloureuses vécues dans l’enfance.


La peur résulte d’épisodes « historiques » traumatisants (guerre, immigration, déportation) et d’événements « privés » graves (série de décès par accident ou maladie).


La colère peut être liée à des phénomènes d’injustice (sociale ou intrafamiliale) et à de mauvais traitements (maltraitance physique ou psychologique, comme la négligence, le mépris, le manque de reconnaissance, l’hyperexigence…).


La honte fait suite aux actes condamnés par la morale de la famille (enfant né sous X, adultère, libertinage, mésalliance sociale), par la loi (tous les actes criminels) ou par l’histoire (collaboration).


La culpabilité découle du sentiment d’être la cause d’un événement non désiré, malheureux ou dramatique (un mariage déclenché par une grossesse, un décès après une rupture, une bonne intention qui tourne mal…).


  •    Déceler  les secrets de famille


Tout ce qui est achevé, tous les « dossiers » classés peuvent être rangés dans un coin de notre mémoire. Cela permet de passer à autre chose et d'avancer.


Par contre, ce qui est en suspens continue de nous hanter, d'être ressassé.  


Il en va de même pour tout ce qui n'a pas été réglé par les générations précédentes, surtout si les événements ont été cachés, s'il y a eu absence de parole à leur sujet.


On parle alors de « fantômes »  : ce sont les secrets de famille, les deuils non faits, les culpabilités vraies ou imaginaires, les traumatismes violents, les trahisons, les problèmes liés à la sexualité, les injustices …


Quelques pistes pour découvrir les secrets de famille :

  •    Faites parler votre entourage, librement et sans attente particulière,     prenez des notes ...  chaque chose arrive au moment opportun.
  •    Observez  votre arbre : des personnes ou des branches manquantes, des     questions sans réponse  ... vous êtes sur la bonne piste.
  •    Observez  votre famille et listez les croyances, les idées toutes faites, les lieux communs, les préjugés ...
  •    Observez-vous  :  une histoire, une chanson, une rengaine vous trotte peut-être en boucle dans la tête ... Notez, laissez reposer ... le sens de ce qui vous hante vous       apparaîtra.

       
  •    Se  libérer  de ce qui  ne nous  convient pas


Oui, mais comment ?


Il n'y a pas de réponse toute faite.  Juste une évidence : il faut faire quelque chose. 

L'imagination est au pouvoir.  

La « recette » variera en fonction de la personne, de son ressenti et de la situation : une lettre, un rituel de deuil ou un acte réparateur faisant appel aux symboles qui parlent si bien à notre inconscient.


            

« Vous  verrez, la réponse surgit souvent à l'improviste, évidente et  incontournable. »         

Anne Ancelin Schützenberger

        


NB

Pour une analyse plus approfondie, d'autres thématiques doivent également être explorées pour découvrir ce qui nous a construits, notre potentiel, nos atouts, mais aussi ce qui nous entrave. 

A la lumière de toutes ces informations, il devient possible de faire des choix conscients, de déposer nos valises et de repartir plus légers sur le chemin de notre vie. 


Si vous souhaitez entreprendre ce travail passionnant, je vous propose un parcours construit sur mesure, en votre compagnie, afin de l'adapter à vos besoins spécifiques et à vos disponibilités.

Contact : 

Myriam DE WIT

yaloumy@yahoo.fr

0474/68 25 53



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Sources : 

Aïe, mes aïeux ! - Anne ANCELIN-SCHÜTZENBERGER

Cette famille qui vit en vous - Chantal RIALLAND

Psychogénéalogie au quotidien - Nathalie CHASSERIAU

Pratique de la Psychogénéalogie - Marie-Geneviève THOMAS

Psychogénéalogie, l’héritage invisible -  Marie-Geneviève THOMAS

Secrets de famille, mode d'emploi - Serge TISSERON

La Famille, un trésor, un piège – Alexandre Jodorowsky

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